« Fais ce que je dis, pas ce que je fais ! »

« Fais ce que je dis, pas ce que je fais ! »

Ce principe d’éducation ne fonctionne pas !

Les enfants ont besoin de cohérence et d’exemples pour s’en inspirer.

« Persévère, soit curieux, va chercher des informations complémentaires… ! ».

 Si nous voulons que nos enfants fassent preuve de curiosité et de persévérance dans leurs apprentissages, interrogeons-nous sur le modèle que nous leur offrons !

 Apprendre à tout âge 

On peut acquérir de nouveaux apprentissages toute sa vie, y compris dans des domaines artistiques : jouer d’un instrument de musique, peindre, sculpter, danser…

Cependant, cette formidable capacité mise à notre disposition peut diminuer voire disparaître en fonction de l’environnement et en particulier en cas de stress !

Même si ce potentiel diminue avec l’âge, la production de neurones (cellules du cerveau) ne s’arrête jamais !

  • Besoin de stimulation

Le cerveau a donc besoin de « nourriture », de stimulations, de possibles explorations pour se développer le mieux possible.

Les abeilles naissent toutes identiques. La différence entre une reine et une abeille ouvrière est uniquement son alimentation. A partir du troisième jour, la reine est nourrie exclusivement de gelée royale !

Des situations particulières ont montré qu’un bébé qui grandit dans un environnement polyglotte, est capable d’apprendre 5 ou 6 langues différentes, sans fournir aucun effort, uniquement par imprégnation. Ça fait rêver !…

 Quelques pistes pour favoriser les apprentissages 

  • Cultiver l’enthousiasme
    Ce mot vient du grec qui veut dire « Transport divin, être inspiré des dieux ». Un enfant de trois ans  a des crises d’enthousiasme toutes les minutes,  qui le poussent insatiablement à découvrir le monde.

Ressentir de l’enthousiasme pour une découverte, un nouvel apprentissage, favorise incontestablement nos facultés d’apprentissage.

  • Entretenir la curiosité
    Les enfants sont insatiables sur ce terrain. Tout les intéresse et les questionne. C’est comme ça qu’ils apprennent. Mais c’est aussi vrai pour les adultes :

Albert Einstein, avait une soif de savoir qui était motivé par un besoin absolu de comprendre le monde qui l’entourait. Il ne supportait pas de ne pas comprendre, et pour cela, travaillait inlassablement pendant des jours, des mois, des années, à résoudre les problèmes qui se présentaient à lui.

On construit son « intelligence » par l’engagement et l’exercice de notre cerveau, elle n’est pas issue d’un cadeau des Dieux offert à notre naissance ![1]

  • Repérer ses croyances limitantes

Arrêtez les jugements sur vous-même (je suis nulle, incapable …), et les idées préconçues (c’est trop tard, trop difficile…) et rappelez-vous, qu’aucun sommet est inatteignable, l’ascension n’est une question de temps, de persévérance et d’envie.

  • Lutter contre « l’infobésité »

Le système numérique dans lequel nous baignons entraine une avalanche d’informations. Selon les spécialistes de la plasticité du cerveau :

« L’information qui nous fait savoir n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Au contraire, ce dernier bombardé d’informations, est condamné à l’anxiété »

Faites le tri ! Choisissez l’information utile : celle qui vous fait comprendre, et débarrassez-vous de la futile, celle qui vous fait savoir.

  •  Cultiver l’altérité

Apprendre ensemble, s’enrichir de l’autre sont des principes malheureusement peu développés à l’école ! Incitez vos enfants à travailler en équipe avec leurs camarades et donnez-leur l’exemple. Les réseaux d’échanges de savoirs sont très stimulants en ce sens.[2]

En effet, certaines parties de notre cerveau ne s’engagent que lorsque nous sommes en relation avec les autres. Plus on cultive l’altérité, plus notre cerveau produit de nouveaux neurones.

 « Vis comme si tu devais mourir demain

et apprends comme si tu devais vivre toujours ! »

Ghandi.

[1] « Oser réussir » Carol.S.Dweck…un livre incontournable !

[2] « Les réseaux d’échanges réciproques de savoirs : vers une société apprenante et créatrice » Claire et Marc Hébert-Suffrin.

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