Tribune dans Ouest France : Ayons le courage de faire face aux violences faites aux enfants

POINT DE VUE. Ayons le courage de faire face aux violences faites aux enfants

Ouest France nous offre l’opportunité de publier une tribune, pour relayer la consultation de la Grande Cause “Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ? ».

La tribune pour Ouest France est parue le 16/10/2020.

N’hésitez pas à la partager à vos réseaux, communauté et collaborateurs.

Merci encore de votre engagement dans cette Grande Cause.

Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ?

Du 23 septembre au 9 novembre 2020, Make.org lance la grande consultation citoyenne sur le thème :
« Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ? »

Nous avons décidé de soutenir cette Consultation nationale, en faisant massivement participer les Français(e)s, et d’être partenaire de cette Grande Cause pendant 3 ans. Nous vous invitons à participer à la consultation, à partager vos idée, et relayer sur vos réseaux.

Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ?

Les chiffres sont douloureux, et encore trop méconnus, mais ils reflètent le quotidien de nombreuses victimes : en France, 80 enfants ont été tués en 2018 dans le cadre intrafamilial. Un tous les quatre jours. 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, et plus de la moitié d’entre eux subissent des actes de cyberviolence. Par ailleurs, selon l’Unicef, près de trois millions d’enfants (un sur cinq) vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui constitue également une forme de violence.

La crise du Covid-19 a exacerbé l’ampleur de ces drames, avec une réalité alarmante pendant le confinement : le Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (Snated-119) a enregistré une augmentation de 56,2% des appels par rapport à 2019. 

C’est pourquoi Make.org, avec la Fondation Kering, la Banque Postale, Mediatransports, Bayard Jeunesse et ses partenaires associatifs et médias, lancent le 23 septembre 2020, la Grande Cause de la société civile pour la Protection de l’Enfance, soutenue par le Secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles, Adrien Taquet. 

Et parce que nous sommes convaincus que rien ne se fera sans la participation massive des citoyens, la Grande Cause commence par une consultation citoyenne nationale, qui se déroulera du 23 septembre au 9 novembre 2020 à l’adresse suivante : protegerlesenfants.make.org  

En parallèle, Make.org mènera, en partenariat avec Bayard Jeunesse, une consultation spécifiquement conçue pour les enfants et adolescents de 8 à 16 ans.

Les résultats de ces deux consultations permettront, d’une part, de bâtir un plan d’actions de la société civile à l’échelle nationale, et d’autre part de nourrir les Etats généraux de la lutte contre les violences faites aux enfants. 

Il n’est plus temps de s’indigner. Il n’est plus temps d’attendre. Il est plus que jamais temps, en revanche, d’unir nos forces et d’agir collectivement pour mettre fin à ce fléau.  

Comment fonctionne la consultation ?

  • Tous les citoyens peuvent participer à la consultation et être informés des résultats. 
  • Les propositions recueillies sont systématiquement classées, regroupées en idées, constituant au final une matière utile pour l’action.
  • Chaque proposition entrante est soumise aux votes d’autres citoyen(ne)s, via les médias et réseaux sociaux créant une chambre d’écho citoyen inédite. 
  • Grâce à une technologie fondée sur l’intelligence artificielle, Make.org assure la pertinence statistique des résultats. 
  • Ce sont les votes des Français qui font émerger leurs priorités. Plus la participation est forte, plus les priorités citoyennes sont claires.

Formidable participation au “Grand Bazar des Savoirs”

grand bazar des savoirs

Les 5 et 6 septembre 2020, nous participions au “Grand Bazar des Savoirs”, organisé par la MAIF Social Club.

Il y a eu 1700 personnes en deux après-midis !!
C’était un chouette moment, troublé quand même en partie par le port du masque et les mesures sanitaires.

Ce fut un événement des plus enrichissants, intellectuellement, émotionnellement et humainement, et ce grâce à vous ! Tous les retours ont été dithyrambiques, qu’ils viennent de la part des équipes, comme du public.

Merci à la MAIF Social Club pour ce beau moment !

grand bazar des savoirs
Le temps de mini-conférences de cinq minutes pour deux personnes, nos “experts” vous présentent des sujets inédits et surprenants !
Marie-Pierre photographiée avec l’objet qu’elle a amené.
A gauche, Augustin explique durant 5 minutes tout ce qu’il sait sur les aigles. Et il en sait, des choses !

Retrouvez la liste complète des intervenants dans le trombinoscope ci-dessous :
Liste des “experts” – Trombinoscope

Et voici la vidéo du retour en images sur notre Grand Bazar des Savoirs.
Nous espérons qu’elle vous plaira 😊 

N’hésitez pas à la diffuser si vous le souhaitez sur vos réseaux sociaux.

 

Invitation – Le Grand Bazar des Savoirs

grand bazar des savoirs

L’association est adhérente à la MAIF. C’est à ce titre que nous avons reçu une proposition pour participer au « grand bazar des savoirs. » , dans le cadre du festival du Marais se déroulant à Paris tous les ans.

L’accroche : « Parler d’un sujet qui nous passionne pendant 5 minutes, afin de le faire découvrir à d’autres ».

Adepte des échanges de savoirs, notre engagement fut immédiat. Le sujet choisi est « la lutte contre le harcèlement. »

visuel du grand bazar des savoirs

Bienvenue au Grand Bazar des Savoirs !

Un projet de La compagnie des Hommes – Didier  Ruiz

Pénétrez dans une encyclopédie géante et vivante et découvrez une multitude de nouvelles disciplines par le biais de 80 experts, ravis de partager avec vous ce qui les anime !

Le temps de mini-conférences de cinq minutes pour deux personnes, nos “experts” vous présentent des sujets inédits et surprenants !

Des vers de terre à l’hypnobirthing, en passant par l’écophysiologie végétale, le vitrail et un voyage en Mongolie, passionnez-vous pour des sujets dont vous ignoriez encore l’existence hier. On vous parlera également de chromothérapie, de zététique, d’outils de relaxation mais aussi de câlins et de batteries rechargeables.

Infos Pratiques

Partenariat avec Make.org

Comment protéger les jeunes contre le harcèlement scolaire ?

La rencontre avec cette organisation a été un véritable coup de foudre !

Et «comme par hasard», ils initiaient à ce moment-là deux consultations qui correspondaient précisément à notre travail.
La lutte contre le harcèlement et la violence faite aux enfants. La première consultation est en cours, la seconde commencera courant septembre.

Comment protéger les jeunes contre le harcèlement scolaire ?

Qu’est-ce que Make.org ? 

Make.org est une plateforme citoyenne leader de la Civic Tech européenne, dont la mission est d’engager les citoyens dans la transformation positive de la société. Pour cela, Make.org a développé une solution digitale de consultation, capable de faire participer massivement les citoyens autour d’une question simple d’intérêt général, et d’en extraire les consensus populaires. La méthodologie Make.org repose sur une modération fine des propositions recueillies et sur des algorithmes permettant de dégager une véritable émergence populaire, en préservant les consultations des phénomènes de trolling massif. Enfin, comme l’exprime sa Charte éthique, Make.org est une plateforme démocratique, civique et européenne, neutre, indépendante, transparente et respectueuse des données personnelles

L’approche par le consensus Make.org : pourquoi ?

Nous avons la conviction que les changements au sein de la société ne peuvent se construire que sur des consensus communs. La démarche de Make.org, dans chacune de nos activités, consiste donc à chercher la part d’adhésion commune sur laquelle l’engagement collectif peut se bâtir. Face à la fragmentation de notre société, c’est en engageant les citoyens autour de ces consensus que nous pourrons réconcilier le corps social, et retrouver notre capacité à traiter nos dissensus.

Parents et accompagnants proposent des solutions pour prévenir le harcèlement scolaire !

Faire émerger des solutions concrètes et contribuer à prévenir le harcèlement scolaire et l’une de ses conséquences, la phobie scolaire, tel est l’objectif de cette consultation citoyenne, menée par la Fondation d’entreprise Ramsay Santé.

Proposez, votez, agissez ! Les résultats nourriront les actions de la Fondation Ramsay Santé en matière de prévention et celles de ses partenaires. 

Plus d’informations ici (manifeste du projet)

En Avant !

image du nouveau site

Le nouveau site est en place.
Prêt pour de nouvelles aventures !

Il était plus que nécessaire de repenser notre site, à la lumière des remaniements effectués au sein de l’association ces derniers mois.

Après une année de pause et de réflexions, nous avons changé notre processus d’intervention.
Forts de nos expériences passées, notre équipe s’est renouvelée, privilégiant la complémentarité et la diversité de ses membres.

Chacune de nos interventions, conférences, ateliers, formations sont présentées au sein d’un groupe de travail, (composé de parents, d’enseignants, de psychologue, de coachs scolaires…), afin d’y apporter un regard pluriel, enrichit de l’expérience de tous. Nous ne possédons pas la vérité, mais nous partageons ce que nous avons compris, observés, expérimentés, évalués.

Nous nous présentons comme partenaires et non comme « maitres en éducation ».

Notre accompagnement stimule votre ressenti et votre créativité afin « inventer » d’autres manières de concevoir l’éducation, plus respectueuses du développement propre à chaque enfant.

Nous sommes accessibles aux échanges et aux partages. Vous pouvez nous rejoindre et vous engager dans un travail ou jamais rien n’est acquis et où tout reste à faire !

La vie s’inscrit dans le mouvement, c’est ainsi que nous souhaitons avancer ensemble.

Apprendre sans peur…c’est plutôt naturel!

apprendre sans peur

Il n’y a qu’à observer un jeune enfant qui explore son environnement. Il peut inlassablement répéter un geste, se relever après une chute dix fois, vingt fois, réessayer jusqu’à ce qu’il arrive à vaincre la difficulté. S’il est laissé à son exploration tranquille, aucun pleur, aucun découragement ne seront perceptibles. Juste une concentration intense et l’envie d’atteindre son but, apprendre.

Apprendre confronte l’enfant au vide, à l’incertitude. Il est ramené à lui-même et sollicité dans sa capacité à chercher avec confiance, des solutions au problème qui se pose à lui.

Pour cela il a besoin de s’appuyer sur une sécurité interne et externe.

La sécurité externe concerne deux points essentiels

  1. La bienveillance avec laquelle les adultes peuvent entourer les conduites d’apprentissage (intellectuelles, motrices…) de l’enfant. Pas de critiques humiliantes « tu n’es même pas capable de faire une phrase correcte ! », d’agacement, parce qu’il ne comprend pas tout de suite « alors…t’es bouché ou quoi, c’est pourtant pas compliqué ? », d’attentes « pourvu que tu aies une bonne note à ce contrôle ! » de dévalorisations « quand je pense que ça fait trois fois que je te répète cette règle de grammaire, t’as un problème ! », de rejet « Je laisse tomber, tu ne comprends rien ! », de règles rigides «  tu vas travailler même si tu n’as rien à faire ! »
  1. Cela parle aussi du climat à instaurer dans une classe, afin que les enfants se respectent, s’encouragent, travaillent ensemble dans des processus coopératifs et non dans la compétition et les moqueries ; dans une fratrie en veillant à ce que chacun ait sa place et soit entendu.

La sécurité interne se construit lorsque les 5 principes suivants sont activés :

  1. Si l‘enfant a pu au cours de son développement, faire ses expériences de découverte du monde, en étant encouragé à se « détacher » peu à peu de la relation symbiotique avec sa mère.

    Dans le cas contraire, une éducation surprotectrice l’ empêche de se confronter à l’inconnu « laisse, tu ne sais pas le faire, je m’en occupe »,et  occasionne probablement un abandon. L’enfant fera demi-tour devant l’épreuve qui se présente à lui, car il pensera ne pas avoir les ressources suffisantes pour la surmonter.
  1. S’il a été encouragé à exprimer son ressenti, ses doutes, ses joies au travers de ses expériences.

Mais, si par manque de temps, d’attention, de capacités des parents à parler de leurs propres ressentis, l’enfant n’est pas encouragé à mettre des mots sur sa vie intérieure. Il perdra confiance en ses capacités, se décentrera en s’adaptant à ce qu’il pense être bon pour lui, en se modélisant sur les adultes qui l’entourent. Une absence de mots empêche la pensée de se structurer. Or c’est une condition essentielle au « bien apprendre »

  1. S’il a été valorisé pour ses succès et consolé pour ses échecs

En d’autres termes, s’il a reçu assez d’amour de la part de ses parents, il se construira un monde intérieur où il aura acquis les ressources nécessaires pour s’encourager, se consoler lui-même face aux difficultés de la vie.

  1. S’il a été contenu dans ses pulsions par des règles protectrices bienveillantes lui permettant d’expérimenter la frustration

A l’inverse, si l’éducation n’a pas su contenir les pulsions de l’enfant, l’absence de tolérance à la frustration provoquera un abandon face à tout apprentissage qui demande du temps, des règles à suivre, de la répétition et une avancée lente par « essais erreurs ».

  1. S’il n’a jamais ressenti de terreur face à ses parents ou autres figures d’autorité

Alors que dans le cas contraire, l’enfant risque d’être parasité par une mémoire traumatique. Ce point est souvent méconnu. Aujourd’hui, grâce aux travaux de Muriel Salmona sur les conséquences d’une mémoire traumatique, on sait qu’un stress intense, né de terreurs ressenties par l’enfant (violences physiques, verbales, abandon…), provoque des modifications internes d’ordre biologiques et neurologiques, qui persistent au-delà du traumatisme. Les conséquences peuvent se traduire par un hypercontrôle pouvant créer un état d’agitation permanent, des troubles de l’attention, un seuil plus élevé de sensibilité à la douleur, des conduites à risques, des pratiques addictives…et cela pour toute la vie !

(Rassurez-vous ! Il existe des techniques de libération des mémoires traumatiques, j’en parlerai plus précisément dans mon prochain article.)

En résumé, si ces points sont respectés ou restaurés, l’enfant abordera le « risque d’apprendre » sans peur, guidé par un enthousiasme qui le poussera naturellement à découvrir l’inconnu.

« La motivation à apprendre est comme une flamme, née avec le premier souffle de la vie. On peut l’aviver en l’alimentant de combustible et d’oxygène (les encouragements, la bienveillance). On peut aussi l’éteindre en la soumettant à un trop grand vent (la contrainte) ou en l’arrosant avec de l’eau froide (la dévalorisation, la violence) »

Marie-Pierre Lescure, Pour une éducation apaisée, ed Chronique sociale.

Fais ce que je dis, pas ce que je fais !

personne crie sur une autre

Ce principe d’éducation ne fonctionne pas !

Les enfants ont besoin de cohérence et d’exemples pour s’en inspirer.

« Persévère, soit curieux, va chercher des informations complémentaires… ! ».

Si nous voulons que nos enfants fassent preuve de curiosité et de persévérance dans leurs apprentissages, interrogeons-nous sur le modèle que nous leur offrons !

Apprendre à tout âge 

On peut acquérir de nouveaux apprentissages toute sa vie, y compris dans des domaines artistiques : jouer d’un instrument de musique, peindre, sculpter, danser…

Cependant, cette formidable capacité mise à notre disposition peut diminuer voire disparaître en fonction de l’environnement et en particulier en cas de stress !

Même si ce potentiel diminue avec l’âge, la production de neurones (cellules du cerveau) ne s’arrête jamais !

  • Besoin de stimulation
    Le cerveau a donc besoin de « nourriture », de stimulations, de possibles explorations pour se développer le mieux possible.

Les abeilles naissent toutes identiques. La différence entre une reine et une abeille ouvrière est uniquement son alimentation. A partir du troisième jour, la reine est nourrie exclusivement de gelée royale !

Des situations particulières ont montré qu’un bébé qui grandit dans un environnement polyglotte, est capable d’apprendre 5 ou 6 langues différentes, sans fournir aucun effort, uniquement par imprégnation. Ça fait rêver !…

Quelques pistes pour favoriser les apprentissages

  • Cultiver l’enthousiasme
    Ce mot vient du grec qui veut dire « Transport divin, être inspiré des dieux ». Un enfant de trois ans  a des crises d’enthousiasme toutes les minutes,  qui le poussent insatiablement à découvrir le monde.

Ressentir de l’enthousiasme pour une découverte, un nouvel apprentissage, favorise incontestablement nos facultés d’apprentissage.

  • Entretenir la curiosité
    Les enfants sont insatiables sur ce terrain. Tout les intéresse et les questionne. C’est comme ça qu’ils apprennent. Mais c’est aussi vrai pour les adultes :

Albert Einstein, avait une soif de savoir qui était motivé par un besoin absolu de comprendre le monde qui l’entourait. Il ne supportait pas de ne pas comprendre, et pour cela, travaillait inlassablement pendant des jours, des mois, des années, à résoudre les problèmes qui se présentaient à lui.

On construit son « intelligence » par l’engagement et l’exercice de notre cerveau, elle n’est pas issue d’un cadeau des Dieux offert à notre naissance ![1]

  • Repérer ses croyances limitantes

Arrêtez les jugements sur vous-même (je suis nulle, incapable …), et les idées préconçues (c’est trop tard, trop difficile…) et rappelez-vous, qu’aucun sommet est inatteignable, l’ascension n’est une question de temps, de persévérance et d’envie.

  • Lutter contre « l’infobésité »

Le système numérique dans lequel nous baignons entraine une avalanche d’informations. Selon les spécialistes de la plasticité du cerveau :

« L’information qui nous fait savoir n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Au contraire, ce dernier bombardé d’informations, est condamné à l’anxiété »

Faites le tri ! Choisissez l’information utile : celle qui vous fait comprendre, et débarrassez-vous de la futile, celle qui vous fait savoir.

  • Cultiver l’altérité

Apprendre ensemble, s’enrichir de l’autre sont des principes malheureusement peu développés à l’école ! Incitez vos enfants à travailler en équipe avec leurs camarades et donnez-leur l’exemple. Les réseaux d’échanges de savoirs sont très stimulants en ce sens.[2]

En effet, certaines parties de notre cerveau ne s’engagent que lorsque nous sommes en relation avec les autres. Plus on cultive l’altérité, plus notre cerveau produit de nouveaux neurones.

« Vis comme si tu devais mourir demain et apprends comme si tu devais vivre toujours ! »

Ghandi

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[1] « Oser réussir » Carol.S.Dweck…un livre incontournable !
[2] « Les réseaux d’échanges réciproques de savoirs : vers une société apprenante et créatrice » Claire et Marc Hébert-Suffrin.