le trouble de l’hyperactivité

le trouble de l’hyperactivité

Hyperactivité

D’après les spécialistes, le trouble de l’hyperactivité a toujours existé. Cependant c’est au vingtième siècle qu’il a été cliniquement reconnu et répertorié comme trouble du comportement. Aujourd’hui, on parle de déficit de l’attention avec hyperactivité. Des agissements et réactions impulsives aux difficultés de concentration, nombreux sont les signaux et messages d’alerte qui pointent l’hyperactivité.

Qu’est-ce que l’hyperactivité ?

L’hyperactivité est une pathologie comportementale et cognitive. Elle se manifeste par des difficultés à se concentrer, à respecter les règles et les consignes et à rester sur place. Le sujet est d’une impatience troublante et d’une susceptibilité extrême.

Personnes à risque

Environ 8% des enfants sont atteints du trouble de l’hyperactivité aussi appelé TDAH (trouble de déficit avec ou sans hyperactivité). On a souvent affirmé que les garçons étaient plus atteints, sans doute parce qu’ils sont plus hyperactifs. Les petites filles quant à elles montrent des signes d’inattention. Ainsi, lorsqu’on intègre le trouble sans hyperactivité, la supériorité de la prévalence chez les garçons devient moins évidente. Chez les adultes l’hyperactivité touche 4%.

Diagnostic

Ce qu’il faudrait savoir, c’est que le TDAH n’a forcément une incidence sur l’intelligence. Il est très difficile d’effectuer un diagnostic pour le TDAH comme pour la plupart des troubles psycho-neurologiques car les symptômes s’apparentent à d’autres troubles. Le diagnostic reposera sur une évaluation approfondie du sujet. S’il s’agit d’un enfant, le spécialiste s’intéresse à son développement psychomoteur. Une enquête est menée auprès des parents ou des proches. D’autres tests psychologiques et psycho-neurologiques peuvent être faits pour évaluer le quotient intellectuel du sujet et sa capacité d’apprentissage, d’assimilation. Certains symptômes doivent être présents avant l’âge de sept ans. Bien que l’intensité des symptômes puisse varier d’un lieu à un autre, ils doivent se manifester en tout lieu. Les symptômes doivent durer au moins six mois.

Causes

Les origines du trouble de l’hyperactivité sont multiples. C’est un trouble d’origine neurologique lié à un dysfonctionnement du cerveau et une anomalie du développement. Il a été observé que dans les zones cérébrales contrôlant l’attention, le sens de l’organisation et des mouvements fonctionnent de manière anormale. Certaines hormones sont également secrétées de manière excessive comme la dopamine et l’adrénaline. La génétique est également un facteur clé. En effet, dans presque tous les cas signalés, au moins un membre de la famille est atteint. Dans le cas des vrais jumeaux, les 4/5 en sont atteints si l’autre jumeau souffre du TDAH. Lors de la grossesse, l’exposition à certains excitants et substances nocives comme l’alcool, la cigarette et les drogues peuvent être des facteurs déclencheurs. Enfin, une lésion de certaines zones au niveau du cerveau ou un manque d’oxygène du cerveau à la naissance peuvent occasionner le trouble de l’hyperactivité.

Troubles associés

Il arrive souvent que le trouble de l’hyperactivité ne vienne pas seul. Il peut être associé à un trouble oppositionnel avec provocation, un trouble de conduite, un trouble d’apprentissage, un trouble anxieux, une dépression, etc. Environ 20% des enfants souffrant du trouble de l’hyperactivité souffrent également d’un retard de développement du langage, des problèmes de communication et des troubles de la motricité.

Traitement

Le traitement se fait suite à un diagnostic minutieux et long par un psychologue ou un psychiatre. A cause des troubles associés, le spécialiste devra œuvrer sur plusieurs fronts en même temps. Le traitement sera cognitif et comportemental. Cela demande de la patience pour acquérir la confiance du patient et corriger ses troubles au fur et à mesure. Chez les adultes pour qui la nervosité et la dépression sont plus fréquentes, des antidépresseurs et des anxiolytiques peuvent être prescrits. Ces adultes sont des personnes à risques pour la dépendance à l’alcool et aux drogues ce qui constitue un trouble connexe à traiter également.

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